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lundi 25 février 2019

L’hypocrisie de la sédation profonde et continue jusqu’au décès. Loi Leonetti du 2 février 2016


En quoi consiste la sédation profonde et continue pratiquée dans les soins palliatifs pour les personnes en fin de vie (en phase terminale) ?

Elle permet de faire mourir un patient en augmentant lentement les doses d’analgésiques car la loi autorise le soulagement de la douleur même au risque d’entrainer la mort !

Soulager (certains disent soigner !) mais pas tuer nous surinent les « PROLIFE » sauf qu’il s’agit en fait de soulager la douleur en provoquant la mort :-(

Car il s’agit en réalité d’une EUTHANASIE LENTE.

Le médecin qui pratique « l’euthanasie lente » donne généralement un analgésique narcotique (morphine) au patient tout en surveillant régulièrement sa douleur. Suite à l’accoutumance rapide au produit, les doses augmentent jusqu’à un niveau létal.
On déclare ensuite que la mort est la conséquence naturelle de la maladie et du traitement anti douleur indispensable.

C’est ‟l’échappatoire des médecins” pour contourner leur serment d’Hippocrate !!!

Nous sommes en pleine hypocrisie :-(

Contrairement aux Belges et aux Néerlandais :-(

jeudi 7 février 2019

MOURIR A LA FRANCAISE EN SOINS PALLIATIFS



Témoignage de Madame Anne-Marie Brard en Occitanie

Jusqu'à présent je ne savais pas grand-chose sur les soins palliatifs. Je pensais cependant qu‘ils étaient le grand rempart contre la souffrance en fin de vie.
Quand j’ai appris que mon cousin (92 ans) était transféré de l’hôpital de Tarbes en oncologie à xxxx et de là à l’étage des soins palliatifs, j’étais soulagée certaine qu‘il allait mourir dans de bonnes condition. Hélas je n’avais pas compris qu’en entrant dans le service de soins palliatifs, j’entrais dans le sanctuaire de la déontologie...

Ma descente aux enfers a commencé ! Que de larmes de révolte versées à son chevet en assistant à cette lente et terrible agonie où je me suis sans cesse heurtée au refus obstiné d'agir plus efficacement.
Les infirmières très attentives ne pouvaient rien faire d'autre que de respecter les décisions du médecin responsable Madame xxxxxx.
Pour rendre justice à ce médecin je dois dire qu‘elle s‘est montrée très investie dans ses fonctions de médecin en soins palliatifs. Apres le décès elle m'a téléphoné pour me dire qu’ils avaient mis beaucoup de temps à trouver le bon dosage INCROYABLE !

C’est ainsi que sont passées des heures et des heures de souffrance pour mon cousin et d'une certaine manière pour moi aussi. ll souffrait tellement qu‘on ne pouvait pas le toucher ni même le rafraichir par une petite toilette. Il ressemblait à tous ces malheureux de Buchenwald.
N‘en pouvant plus devant ce corps et ce visage ravagés par la souffrance, j’ai demandé à rencontrer le médecin qui était en réunion.
Encore deux longues heures à attendre !

J’ai enfin été reçue dans une petite pièce en compagnie d’une infirmière et d’une autre parente de mon cousin. Et là je me suis retrouvée au banc des accusés : Je communiquais mon anxiété à mon cousin et je doublais donc sa souffrance !
Je ne devais pas utiliser de phrases avec des négations du style « ne t’inquiète pas » car le cerveau d‘un mourant entend « inquiète-toi » Bref, j'ai eu droit à un cours de syntaxe !

J‘ai voulu faire valoir le fait qu'on lui avait remis les dernières volontés de mon parent concernant sa mort. ll ne voulait pas de réanimation, pas d‘acharnement thérapeutique.
Ce document n'a servi en rien !
Il aurait dû sans doute préciser qu‘il ne voulait pas qu'on laisse trainer sa mort !
Mais aucun regret, ce dernier souhait n'aurait pas été respecté puisque madame xxxxxx m’a expliqué que le code de déontologie dans la médecine en soins palliatifs devait être respecté et que l’on ne pouvait pas raccourcir les derniers moments de vie.
Et elle a évoqué St Thomas d‘Aquin !

J’ai alors demandé que mon cousin bénéficie au moins d’une sédation conformément à la loi Leonetti.
On m’a expliqué que ce n'était pas possible car il fallait que cela se décide en réunion collégiale et que de toute façon il ne souffrait pas suffisamment pour en arriver là.
Suite à cette demande le médecin m‘a dit que je devais être une partisante de l’euthanasie !
Ce à quoi j‘ai répondu que pas forcément mais que je trouvais inhumain de laisser mourir quelqu’un aussi lentement et dans des souffrances inacceptables.

J'ai finalement obtenu la permission d’utiliser la pompe à morphine quand j'estimais qu'il le fallait mais pas plus de quatre fois par heure ce qui était dérisoire au stade où il en était I

Si j’ai choisi de témoigner c'est parce que je veux alerter les consciences en démontrant que sous couvert de déontologie on peut devenir dans de nombreux cas les bourreaux de pauvres agonisants qui n’en finissent pas de mourir la bouche ouverte. De plus je ne voudrais pas que mes enfants et mes petits-enfants assistent à un tel spectacle dans mes derniers moments !
Madame Anne-Marie Brard

mercredi 11 novembre 2015

Pourquoi je refuse les SOINS PALLIATIFS ?


Les soins palliatifs sont présentés comme la panacée de la FIN de VIE, les professionnels des unités de soins palliatifs (unités en trop petit nombre dans notre pays) en sont les inconditionnels voire même, les fanatiques !
A les entendre, il n'y aurait rien de mieux pour la fin de vie !
* La nouvelle loi Léonetti (bis) est une loi faite pour les soins palliatifs.

Que signifie le mot palliatif ?
Dans les dictionnaires on peut lire : Dont l'efficacité n'est qu'apparente, mesure provisoire, expédient - soulage mais ne guérit pas - Ce remède calme la douleur, mais ne supprime pas le mal, ce n’est qu’un palliatif.
Soins palliatifs (SP) : destinés aux agonisants -  soins qui ne visent que le confort du malade, souvent en phase de fin de vie.

Trois raisons qui me dissuadent à demander les soins palliatifs

  • D'abord la finalité !

En entrant dans un service de soins palliatifs, vous n'en sortirez pas guéri !
Vous en sortirez les "deux pieds devant" dans une caisse en bois, direction l'inhumation ou la crémation !

Alors mourir pour mourir, autant mourir au moment que l'on a choisi plutôt que de rester cloué sur un lit dans l'abrutissement des drogues et disons-le crument "à se faire pipi et caca dessus" pendant une durée … indéterminée.

La MORT est un PASSAGE, autant qu'il se déroule dans la PAIX et la SERENITE
CHOISIR plutôt que SUBIR


- - - Voila pourquoi en plus des soins palliatifs, doivent aussi être légalisés l'aide active à mourir et le suicide assisté comme en Belgique, Hollande, Luxembourg et la Suisse (pour le suicide assisté) pour ceux qui en ont fait la demande écrite (Directives anticipées).


  • Deuxième raison, le coté BUSINESS de la FIN de VIE (et pas spécialement les SP) que l'on n'évoque jamais par pure hypocrisie préférant mettre en avant l'aspect humaniste : Pas question de faire mourir mais laisser mourir "doucement", serment d'Hippocrate et tout et tout !
Et OUI il faut le dire, c'est dans les derniers jours ou semaines de vie que les laboratoires font leur maximum de "beurre" (médicaments, analyses, chimios etc.)

Ne soyons pas naïfs nous avons à faire à une industrie de la santé toute puissante qui exerce un lobbying intensif auprès des médecins et des pouvoirs publics en France comme à la Communauté Européenne à Bruxelles (754 députés européens et … plus de 4000 lobbyistes - source Le Monde !) 


* Les maisons de retraite sont aussi des fervents supporters des soins palliatifs et pour cause !
Savez-vous que cette activité génère plus de bénéfices que l'immobilier ?
Qu'un footballeur très célèbre et milliardaire a placé une partie de ses "économies" dans les maisons de retraite haut de gamme (Prix : 5 à 6000 euros par mois) ?

Business is business et tant pis si vous souffrez :-(

  • Troisième et dernière raison d'être perplexe. Ayant discuté en aparté avec des praticiens, certains m'ont confié qu'EUX, sauraient ce qu'il faut faire et qu'ils avaient ce qu'il fallait pour ça !
Leur répliquant : Que ferez-vous en cas d'affection très invalidante (genre AVC sévère, Alzheimer avancé etc.), vous ne pourrez pas vous en servir ?
Réponse : Dans ce cas, des amis (des collègues ?) feront le nécessaire !
COCASSE NON ?

Et je refuse la nouvelle loi Léonetti qui est encore une hypocrisie de plus !


jeudi 15 octobre 2015

La nouvelle loi Léonetti et les soins palliatifs à CAEN le mercredi 14 octobre



Le Docteur Xavier LE COUTOUR Professeur de santé publique à l'université de Caen, conseiller municipal PRG (parti radical de gauche) avait invité le Docteur Pierre DELASSUS responsable de l'unité des soins palliatifs au CHU de Caen pour nous donner des éléments de compréhension de la nouvelle loi Léonetti.

Une conférence tenue à la maison de quartier de Vaucelles de 18 à 20h devant une soixantaine de participants attentifs dont plusieurs adhérents de l'ADMD dont votre délégué.

L'exposé du Dr DELASSUS a été très intéressant et très clair : En gros, RIEN NE CHANGERA fondamentalement !
- Les directives anticipées de consultatives deviendront contraignantes mais (ce mais est important), le médecin peut s'en délier à condition de prendre l'avis d'un autre médecin.
- Pas question de répondre à une demande d'euthanasie (la bonne mort en grec), seule une sédation terminale (mourir de faim et de soif sous morphine) pourra être autorisée à une phase avancée de la maladie !

Nous avons pu mesurer non pas le fossé mais plutôt l'océan qui sépare les convictions (on pourrait dire les philosophies ou même les "religions") des militants pour l'aide active à mourir et celle des inconditionnels des soins palliatifs !

Pour les médecins des soins palliatifs, pas question de faire mourir mais laisser mourir par sédation profonde.

Leur conviction profonde est renforcée par leurs croyances personnelles (religieuses ou philosophiques) et surtout le SERMENT D'HIPPOCRATE : Je ne provoquerai jamais la mort délibérément !

* Le serment d'Hippocrate est un serment traditionnellement prêté par les médecins en Occident avant de commencer à exercer. Le texte original de ce serment, probablement rédigé au IVe siècle av.JC a considérablement évolué au cours des temps (pour l'AVORTEMENT par exemple) pour devenir un code de déontologie médicale.

Une discussion s'est ensuite engagée entre le Docteur DELASSUS et la salle.

Pour notre part nous avons cité Guy Bedos " Mon chien a le droit de mourir dans la dignité mais pas moi !", souligné que l'ADMD demande simplement le respect des volontés écrites du malade incurable par le médecin et que si ce médecin refusait par conviction personnelle (croyance, religion etc.) il pouvait très bien se faire remplacer par un autre comme pour l'IVG tout comme un maire hostile au mariage homosexuel peut se faire remplacer par un adjoint !

Enfin nous avons dit que notre souhait était simplement d'obtenir une loi similaire à celle qui existe en Belgique (depuis 2002) en Hollande et au Luxembourg. Une loi à laquelle moins de 2% des malades incurables font appel et SANS DERIVES inventées par ses détracteurs (comme le mouvement de Madame Boutin), une loi qui a tout changé dans ces pays et que beaucoup de nos compatriotes envient !

Il faudra du temps pour faire changer les mentalités, on a sacralisé la vie en oubliant sa finalité inévitable qui est la MORT (ce que nos très anciens savaient !) tout en s'habituant tous les jours à voir des milliers de morts à la télévision par guerres, cataclysmes, accidents, un PARADOXE de plus !

Le combat continue, NOTRE MORT NOUS APPARTIENT, c'est notre ultime liberté.

Nous remercions les docteurs LE COUTOUR et DELASSUS pour leur réunion enrichissante.