jeudi 31 janvier 2019

Fin de vie, un témoignage parmi des milliers


Un témoignage sur la fin de vie rédigé par la fille d'une adhérente qui vient de décéder :

Elle était hospitalisée chez moi et a été suivie par la Croix Rouge pendant les trois dernières semaines. Quinze jours plus tôt, elle avait appris qu'aucune thérapie n'était plus possible et qu'elle allait mourir. Les personnes de la Croix Rouge ont fait un travail remarquable : très à l'écoute et respectueux de ma mère, très présents afin de lui apporter tout le "confort" possible.
Cependant, un matin, 6 jours avant son décès, ma mère a retiré le tube d'oxygène et a déclaré que "cela ne valait plus le coup" : elle ne pouvait plus bouger de son lit, ne pouvait plus descendre sur un fauteuil regarder les oiseaux s'ébattre dehors, dormait beaucoup, avait de plus en plus de mal à communiquer, était obligée alors qu'elle n'était pas incontinente de se laisser aller dans sa "protection". Si elle ne souffrait pas vraiment physiquement, moralement, c'était effectivement une grande atteinte à sa dignité.
Évidemment, notre médecin traitant qui était devenu le sien depuis un mois seulement et le personnel de la Croix Rouge ont expliqué n'avoir pas le droit de lui faire une piqûre pour qu'elle parte. Mais au-delà du droit, il était clair que cela les choquait en tant que soignants. Ils ont tout mis en œuvre pour qu'elle ne "souffre" pas, qu'elle ne soit pas trop angoissée. Les deux derniers jours, ma mère semblait à peine consciente.
6 jours cela parait peu mais une nuit, elle m'a sifflé d'une voix à peine audible ce que je crois bien être : "c'est long". Et effectivement, même pour moi, même alors qu'elle ne semblait pas souffrir, je trouvais cela insupportable. J'en étais arrivée à souhaiter sa mort pour que ça s'arrête.
Ces six jours m'ont profondément ébranlée. Je me suis sentie totalement impuissante. J'ignore aujourd'hui encore si dans un cas comme celui de ma mère un suicide assisté est la solution.
Je vous livre tout cela car ma mère était une fervente défenseure de votre association et j'ignore encore si, pour elle, le droit à mourir dans la dignité voulait dire la faire mourir six jours plus tôt. Je me doute que chaque cas est unique mais pendant ces six jours j'ai eu le sentiment de trahir ma mère en toute impuissance. Pourtant il n'y a eu aucun acharnement thérapeutique.
Je ne suis pas prête à reprendre son flambeau, comme vous le voyez je me pose plein de questions, notamment sur ce que je ne veux pas imposer à mes enfants mais sachez que je reste très attentive aux valeurs que vous défendez.

dimanche 27 janvier 2019

Les 39ème journées des délégations de l’ADMD à Paris 25 et 26 janvier 2019


Climat morose, le mouvement des gilets jaunes a tout bouleversé, personne n’est capable de dire quand la question de la fin de vie sera discutée au parlement !

Comme l’an passé, l’ADMD a fait venir un journaliste talentueux en la personne de monsieur Philippe GAUDIN pour nous donner des conseils de communication.

Il est clair, il faut profiter du GRAND DÉBAT NATIONAL pour parler de la FIN de VIE en insistant sur le fait que l’on demande simplement une liberté supplémentaire (c’est un aspect positif) sans rien imposer aux autres.
Beaucoup de gilets jaunes sont des retraités et ils sont en colère et demandent le RIC
Profitons de l’opportunité pour dire : Et si le premier RIC portait sur la FIN DE VIE ?

Conseil à nos militants : Si vous avez l’opportunité d’assister à une réunion locale du grand débat, n’hésitez pas à questionner l’animateur de la réunion en lui demandant son opinion sur la question cruciale de la fin de vie et la manière souvent inadmissible des conditions dans lesquelles nombreux de nos compatriotes décèdent !


Nous envisageons donc de tenir une grande réunion à CAEN fin mars début avril à la nouvelle maison des associations sur le thème : GRAND DÉBAT NATIONAL et questions de FIN de VIE.

Nous vous tiendrons au courant.

dimanche 16 décembre 2018

Les gilets jaunes demandent un Référendum d’Initiative Citoyenne. Nous sommes d’accord pour demander un RIC sur le droit de choisir sa fin de vie.


Inspirée du système des votations suisse, cette forme de référendum permettrait à des citoyens de soumettre au vote une proposition de loi qui aurait recueilli un certain nombre de signatures

En attendant un RIC sur la fin de vie,



vendredi 2 novembre 2018

11ème journée mondiale du droit de mourir dans la dignité à CAEN le 2 novembre 2018



Vendredi 2 novembre 2018 c’est la 11ème journée mondiale du Droit de Mourir dans la Dignité
Pour cette occasion, nous avons tracté (nous étions 4) sur le marché de la Place Saint Sauveur à CAEN avec un tract spécifique (voir image ci-dessous)
Tout a été distribué, l’accueil des gens a été très favorable :-)
Il est grand temps que ça change !



jeudi 11 octobre 2018

38ème Assemblée Générale de l’ADMD à Montpellier


La 38ème Assemblée Générale de l’ADMD s’est déroulée Samedi 6 octobre 2018 au Corum de Montpellier
Elle débuta par un hommage rendu à Christophe Michel secrétaire général et époux du président Jean Luc Romero décédé subitement le 29 mai dernier et fut suivie d’un autre hommage à Marie Humbert.
Puis une intervention du député LREM du Rhône Jean Louis TOURAINE rapporteur de la mission d’information de l’assemblée nationale sur la révision de la loi relative à la bioéthique et dépositaire d’un projet de loi destiné à faire évoluer la loi Leonetti
Comparée aux propositions de la France Insoumise et celle d’Olivier Falorni député MRSL (transfuge PS) la proposition Touraine semble la plus minimale :-(
En gros, on supprimera la phase d'arrêt de l'alimentation et de l’hydratation conditionné par l’avis d'un collège de médecins (pas moyen de se libérer du lobby médical) et ce sera tout c'est à dire une loi Leonetti N°4 !
Les Anne Bert devront encore aller à l'étranger pour se suicider (si Belgique comme Suisse qui sont engorgés de demandes veulent encore bien de nous ?)

C’est pourtant cette proposition qui a le plus de chances de passer vu que Monsieur Touraine est membre de la majorité Macron !
Si car il y a un si, cette proposition est mise au vote en 2019 ou 2020 ?
Car entre temps il y a de fortes chances que la PMA (en attendant la GPA ?) se discute au parlement !
La MPT (manif pour tous) se prépare déjà (en ce moment ils astiquent les crucifix), Macron va rétropédaler et la fin de vie va encore passer aux oubliettes pour longtemps !
Rappelons-nous Hollande avec le mariage pour tous !

Ce qui est curieux c’est que ces lois qui concernent une infime partie de la population passent sans trop de difficultés tandis que la fin de vie qui concerne tout le monde a du mal à passer ?
Est-ce l’influence de BIG PHARMA auprès des politiques ????

L’après-midi réunion publique avec diverses interventions, mairie de Montpellier, députés locaux,et européens de gauche, ligue de l’enseignement et libre pensée, jeunes admd …

Bref, du connu trop connoté à gauche ce qui à mon sens nous pénalise dans l’opinion (trop clivant) !

A noter quand même l’intervention remarquée du docteur belge Yves de Locht qui pratique couramment l’euthanasie en Belgique dans le cadre strict de la loi belge de manière humaniste comme un dernier soin rendu aux malades incurables à leur demande (important de le préciser) ; il a eu droit à une standing ovation de 5 minutes.



jeudi 27 septembre 2018

Et si on présentait une liste apolitique aux EUROPÉENNES 2019 pour une dernière liberté ?


Suite à l’avis négatif du CCNE (voir notre article précédent) les lobbies BIG PHARMA (le plus riche lobby du monde devant celui des pétroliers) et EHPAD (dans lesquels les fonds de pension investissent un max) qui se font plein d’argent sur le dos des gens en fin de vie (un bon client est un client vivant) ont encore gagné sous les applaudissements (et soulagement) des politiques conservateurs et dogmatiques.

Cela malgré les 89% de Français favorables à une évolution de la loi sur la fin de vie d’après le sondage journal La Croix du 3 janvier 2018 !

Ca suffit comme ça, il devient clair que beaucoup de politiques sont vendus aux lobbies, il est temps de sonner la charge.

L’ADMD qui vient de dépasser le cap des 70000 adhérents doit présenter des candidats aux élections européennes.

Une liste APOLITIQUE « Pour une dernière liberté » (ou tout autre nom ronflant) fera un score minuscule mais quel bruit cela ferait dans le paysage politique surtout avec les 70000 adhérents qui rameuteraient et tracteraient dans toute la France !

Nul doute que cela ferait réfléchir nos élus de tous bords
et qu’ils nous donneraient rapidement une loi similaire à la Belgique
(ou pour le moins, le suicide assisté comme en Suisse et dans certains états libres des USA)
Afin que l’on ne perturbe plus leurs petits jeux politiques :-)

Alors on y va ?

La procédure est là :


mardi 25 septembre 2018

Avis négatif du Comité national d’éthique sur la fin de vie !


Ce mardi matin le CCNE a rendu son avis suite aux états généraux de la bioéthique
il juge que la loi Claeys-Leonetti de 2016 sur la fin de vie, qui interdit l'euthanasie et le suicide assisté (mais autorise la sédation profonde et continue jusqu’au décès), ne doit pas être modifiée.
Il insiste sur l'impérieuse nécessité que cette loi soit mieux connue et mieux respectée", et "souhaite qu'un nouveau plan gouvernemental de développement des soins palliatifs soit financé".
Le gouvernement a déjà assuré que la fin de vie ne figurerait pas dans son projet de loi de bioéthique, puisqu'elle fait l'objet d'une loi à part.

Bref du blabla, les lobbies BIG PHARMA (le lobby le plus riche du monde) et EHPAD (dans lesquels les fonds de pension investissent un max) qui se font plein d’argent sur les gens en fin de vie (un bon client est un client vivant) ont encore gagné.

Cela malgré les 89% de Français favorables à une évolution de la loi sur la fin de vie d’après le sondage La Croix du 3 janvier 2018 !

Ca suffit comme ça, il devient clair que les politiques sont vendus aux lobbies, il est temps de sonner la charge.

L’ADMD qui vient de dépasser le cap des 70000 adhérents depuis 3 jours doit présenter des candidats aux élections européennes.

La liste pour une dernière liberté fera un score minuscule mais quel bruit dans le Landernau, cela ferait réfléchir les élus !


dimanche 2 septembre 2018

Gros succès d’affluence au stand ADMD à PLACE aux ASSOS de CAEN 2018



La quatrième édition de la journée festive PLACE aux ASSOS s’est déroulée sous un magnifique soleil le samedi 1er septembre 2018.

Plus de 180 associations étaient au rendez-vous avec les Caennais dans le centre-ville piétonnier, rue Saint Pierre et place Pierre Bouchard.

Une dizaine de bénévoles adhérents de l’admd se sont succédé pour tenir le stand et toute notre documentation a été distribuée à un public intéressé et motivé pour obtenir une loi identique à celle qui existe en Belgique ou en Hollande depuis 2002 !  

Beaucoup de visiteurs nous ont relaté combien fut douloureuse la fin de vie d’un de leur proche (même en service de soins palliatifs !).
Ils étaient scandalisés qu’en France pays « soi-disant des droits de l’homme » on puisse encore mourir aussi mal !

Il serait grand temps que nos dirigeants tiennent compte que 89% des français (sondage La Croix janvier 2018) sont favorables à une évolution franche de la loi pour la fin de vie

Assez des petits accommodements pour satisfaire BIG PHARMA et les lobbies des EHPAD qui se font beaucoup d’argent sur le dos des gens en fin de vie (un bon client est un client vivant !) sans se préoccuper de leurs souffrances physiques et psychiques inacceptables.

A tous nos nombreux visiteurs, nous leur avons conseillé de secouer nos politiques et d’utiliser leur droit de vote aux futures élections pour que les choses changent.

samedi 25 août 2018

CAEN samedi 1er septembre 2018 PLACE aux ASSOS avec la participation de l’ADMD


Samedi 1er septembre 2018 toute la journée (de 10 à 19 heures) plus de 200 associations de Caen et du Calvados participeront à cette grande manifestation baptisée PLACE aux ASSOS pour la quatrième année consécutive.

Cette manifestation se déroulera sur toute la Rue Saint Pierre  

L'ADMD Calvados occupera l'emplacement N°170 entre le passage d’Escoville et la rue Saint Jean
Voir le plan ci-dessous



Chaque association dispose d'un guéridon (petit table ronde), d'un parasol plus deux chaises et un panneau de présentation.

Si vous êtes sur CAEN ce samedi, ne manquez pas de venir nous rendre visite.

APPEL AUX VOLONTAIRES : il nous faut être nombreux pour tenir ce stand toute la journée. Nous faisons donc appel aux adhérents pour tenir le stand une ou deux heures. Des tracts et diverses documentations seront à la disposition du public.

Si vous désirez participer, faites-vous connaitre auprès du délégué :
Email : admd14@admd.net
Ou par téléphone : 06 29 79 14 96
Merci d'avance pour votre participation

mercredi 6 juin 2018

Atelier débat sur les Directives Anticipées à la clinique Notre Dame de Vire



Mardi 5 juin 14h00 un atelier débat sur la rédaction des Directives Anticipées s’est déroulé à la clinique Notre Dame de Vire animé conjointement par le délégué ADMD du Calvados Patrick SOYER et la représentante des usagers RU, Madame Lyliane MAINCENT.
Une dizaine de personnes de la clinique (infirmières, soignants) sont venus écouter et débattre dans une ambiance ouverte, sympathique et intelligente.
Nous remercions Madame Véronique HAMEL surveillante générale pour son assistance (salle, rétroprojecteur) dans cette clinique remarquablement bien tenue et moderne.

mercredi 30 mai 2018

Décès brutal de notre secrétaire général Christophe Michel


Christophe Michel 31 ans secrétaire général de l’ADMD est décédé brutalement hier mardi 29 mai.

Il était venu dans le Calvados le samedi 4 novembre 2017 animer une réunion publique à Courseulles sur mer sur invitation du PS côte de nacre.

C’est lui qui avait créé ADMD jeunes et imaginé l’ADMD TOUR qui avait fait étape le mardi 4 juillet place Pierre Bouchard à Caen.

Christophe animant un atelier de directives anticipées

Personne souriante et ouverte, nous garderons le souvenir d’un militant tout acquis à notre cause qui a su avec brio intéresser les jeunes au délicat problème de la fin de vie.

C’est une grande perte pour notre association, il nous manquera.

Toutes nos condoléances à ses proches.

dimanche 22 avril 2018

Nous sommes prêts à CAEN, LISIEUX, VIRE et dans tout le Calvados


L'ADMD s’est mobilisé partout en France en faveur de la légalisation de l'aide active à mourir du 14 au 22 avril 2018.

Cette campagne a utilisé le slogan "Nous Sommes Prêts".

A Caen, Lisieux et Vire les militants du Calvados ont tractés sur les marchés locaux.

jeudi 12 avril 2018

Nous sommes prêts Monsieur le Président !



89% des Français favorables à une évolution de 
La loi sur la FIN de VIE
Sondage journal La CROIX janvier 2018

dimanche 1 avril 2018

Mon Dieu, délivrez-nous des religions !

Analyse de la déclaration des 118 évêques de France réunis à Lourdes le 22 mars 2018 par Paul et  Danièle PIERRA.


La déclaration des évêques de France du 22 mars 2018, m'incite à proposer mon modeste éclairage sur ces questions de fin de vie qui nous concernent tous. Le sens de la valeur "Fraternité" est ici dévoyé à des fins purement dogmatiques. Depuis 1901 et la séparation de l'église et de l'état, celle-ci n'a pas à s'immiscer dans le débat législatif. Victor Hugo disait : "l'état chez lui, l'église chez elle" !

Tous les ressorts de la mauvaise foi sont convoqués dans l'argument suivant, je cite les évêques : "l'état pourrait-il se contredire et faire la promotion, même encadrée, de l'aide au suicide, tout en développant des plans de lutte contre le suicide". Ce faux paradoxe, cet ubuesque artifice semble émaner de cerveaux retors. Si j'ai bien compris, dans la même optique, je dirais : "comment l'état peut-il lutter en même temps contre la faim et contre l'obésité" ! Absurdité à méditer. Ceci constitue un véritable camouflet à notre intelligence !

La transgression de l'impératif civilisateur, "tu ne tueras pas", est avancée.
Mais, de quoi parle-t-on ? D'aider à mourir par suicide assisté des personnes en fin de maladies incurables, en proie à des souffrances insupportables, à la suite de leurs demandes réitérées et validées par un collège de médecins. Où est l'homicide ? Les évêques vantent les nouvelles dispositions de la loi "Léonetti/Claeys" de février 2016 qui prône un endormissement quelques jours avant la mort naturelle. Problème : comment peut-on entamer ce sinistre décompte à partir d'une date (mort naturelle) inconnue de tous ? Il faut savoir que ce sordide protocole, s'achève par la vue de corps dénutris, décharnés, dont on nous disait, par le passé, qu'ils ne souffraient pas, avant de reconnaître une parfaite méconnaissance de certains paramètres. Je tiens pour coresponsables la hiérarchie catholique dans les actes de tortures et de barbarie infligés à mon enfant. Monsieur le député Jean Léonetti nous a auditionnés en 2008 à l'Assemblée Nationale, au sein de la commission d'enquête parlementaire. Il a qualifié dans son livre "à la lumière du crépuscule", la mort de mon fils de "laisser crever" ! Par quel Dieu, la hiérarchie catholique se croyait-elle missionnée pour avoir condamné (par son insistance à nous empêcher à légiférer) mon fils qui ne pouvait plus vivre (coma végétatif de 8 ans 1/2) à une double peine, celle de ne pas avoir le droit de mourir et celle de subir une agonie cauchemardesque, sans sédation ! Il devenait évident pour moi, que les religions étaient l'antithèse de l'amour, de la foi et de la compassion. Comment leur pardonner les 8 ans 5 mois et 12 jours de douleur de mon fils avec un retour à la vie impossible, avéré par IRM. Imaginez un jeune homme inconscient, trachéotomisé, nourri par sonde gastrique qui, déglutissant à minima, s'étouffait chaque jour dans ses propres glaires. C'est le lot de nombreux patients et cette situation, avec les progrès de la réanimation va empirer. Nous serons laissés pour compte, abandonnés à la frontière de la mort. Les victimes collatérales des progrès de la réanimation deviennent ainsi des objets d'expiation du péché originel pour "les ensoutanés" de toutes obédiences. Voilà un vivier inépuisable de sacrifiés des temps modernes ! Ces drames sont stigmatisés et sous évalués. C'est, en fait, juste la partie émergée de l'iceberg. 
Partout et de tout temps, le dolorisme fut érigé en vertu chrétienne. Ce fonds de commerce est très ancien qui, dans la genèse 3.16, commande aux femmes : "tu enfanteras dans la douleur" !

La pathétique étude (journal Libération du 28/02/2014) de l'équipe clinique de l'hôpital Cochin, sur le cas de 25 enfants, nourrissons grands prématurés non viables, est à cet égard édifiante. Elle est un cri de douleur lancé par des parents, infirmiers, médecins, psychologues : "on a vécu l'enfer", "on arrivait plus à y aller", "cela a duré 18 jours", un médecin avoue : "au bout de 8 jours, la tentation de l'euthanasie devient lancinante"..... "dès que la peau se dégrade, c'est insupportable" !
La tentative d'opposition de l'église aux dons du Téléthon a été une nouvelle manifestation de leur obscurantisme (source Golias du 2/12/2006).
La propension des hauts dignitaires religieux à décliner, à l'absurde, l'inoxydable commandement "tu ne tueras pas", me pousse à analyser en situation, l'application de celui-ci par l'église.

La mise en perspective de la notion de justice des évêques.
Passons sur 2000 ans de massacres, croisades, guerres de religions, soutiens de nazis en fuite, shoah rwandaise, j'en passe et des pires, pour regarder plus près, très près, dans le temps et dans l'espace ce qu'il en est aujourd'hui. Combien de vies sont raflées par l'injonction faite aux chrétiens, surtout à ceux qui n'ont pas la chance d'être instruits, de proscrire le préservatif. Cette interdiction, surtout en Afrique subsaharienne, cause de très nombreux décès, dont d'innocents bébés.
L'histoire de l'église catholique contemporaine est jalonnée des "gestes fratricides". La pédophilie des prêtres dénoncée grâce à un mouvement mondial, reléguée en France par les initiateurs de "la parole libérée", reste impunie. Le chapitre 2 de l'enseignement des 12 apôtres commande pourtant : "tu ne souilleras point les enfants" ! Le vrai problème réside dans l'attitude protectrice des criminels qui, pour la plupart, ont avoué leurs crimes. La hiérarchie catholique use de stratagèmes aussi divers qu'offensants pour la communauté des vivants (voir le documentaire du 21/3/2018 sur fr3 "un silence de cathédrale" de Richard Puech encore visible sur le net. Egalement à lire aux éditions J.C. Lattes "l'église, la mécanique du silence"). On peut entendre : "il n'y a pas de péchés sans miséricorde". Or, le pardon n'a rien à faire en matière criminelle. La pédophilie est un crime et relève de la justice. Les criminels sont affectés dans différentes paroisses où certains récidivent. L'un d'entre eux a même été déplacé au Vatican.
En 2000, l'évêque du Calvados, Mgr Piquant, écope de 3 mois de prison avec sursis pour avoir couvert les actes pédophiles d'un abbé. A la question des journalistes, sur le parvis du palais de justice : "aujourd'hui le dénonceriez-vous ?", la réponse fut courte et incisive : "non !". Un mois plus tard, il se rend à l'assemblée plénière de Lourdes ou il reçoit une " standing ovation" comme héros qui a résisté à la justice de la République !

Dans la présente déclaration des évêques est insinué que la justice ferait preuve de subtilités juridiques pour étouffer les problèmes de conscience. Il est à parier que celle-ci se montrera moins subtile avec le Cardinal Barbarin au mois d'octobre 2018. Elle n'a en effet que moyennement goûté l'humour du personnage. Mrg Barbarin s'était épanché publiquement sur les vertus salvatrices de la prescription : "grâce à Dieu, les faits sont prescrits" ! Il n'a écopé pour l'instant que d'un sermon au cours d'un procès canonique d'un autre âge. Cette manoeuvre dilatoire était juste un écran de fumée.
Une autre tactique consiste à créer de véritables zones de non droit. L'affaire de Tuam en Irlande, en est une illustration parfaite (Sources : journal "le monde" du 14/6/2014 sous le titre "les fantômes du couvent hantent la ville irlandaise de Tuam" ; journal "le Figaro" ; journal "le Parisien" et journal "l'Express"). Les cadavres de 796 bébés de 0 à 3 ans ont été découverts dans la fosse commune du couvent de Tuam. Nous devons aux travaux d'une historienne locale, Madame Catherine Corless, d'avoir étudié et divulgué cette affaire. Ces bébés étaient nés hors des liens sacrés du mariage et, maltraités, ils mouraient très jeunes. Ils étaient alors jetés sans sépultures dans une fosse commune. Il s'agissait du si mal nommé "home des soeurs du bon secours". Jusqu'en 1960, les futures mamans étaient contraintes d'abandonner leurs enfants, fruits du péché. L'adoption ou la vente forcée d'enfants à de riches couples américains étaient l'usage. Cette affaire a inspiré le réalisateur Stephen Fears pour son film "philoménia" de 2013. Des témoins encore de ce monde ont témoigné de ces horreurs. Le journal "the guardian" du 4/6/2014 s'interroge à savoir si ces pratiques étaient isolées. Ce "home" était une congrégation de droit pontifical donc, seul le Pape peut intervenir. Malgré des saisines diverses et variées de survivants et d'institutions, rien ne bouge et le Vatican, se terre dans le silence. Voilà un bon moyen de ne pas être obligé d'avoir recours à la subtilité de la justice.

Leurs arguments contre une nouvelle loi sur la fin de vie.
Les évêques nous apostrophent sur l'urgence de prendre conscience des manipulations dont nous pourrions être victimes. J'appuie cette mise en garde en soulignant que différentes plateformes gouvernementales et autres présentent les enjeux du débat éthique amorcé par les "états généraux" sur la bioéthique.
La hiérarchie catholique mentionne que "les blessures du corps individuel sont des blessures du corps social" sans jamais le démontrer or, on pourrait aussi bien imaginer que l'intelligence sociale serait une sorte d'articulation entre l'individu et le collectif. 

La loi que nous espérons est une loi de liberté, elle ne contraint personne.

La parole de ceux qui demandent l'aide active à mourir est décrédibilisée. Les patients sont culpabilisés, infantilisés. Le refus d'accéder à leur requête serait motivé par l'isolement dont souffriraient ces patients et par leur discernement qui serait altéré par la souffrance.
Les évêques dénoncent l'aide active à mourir comme étant, non pas un geste compassionnel et légitime mais, un geste fratricide. Ils s'opposent ainsi à la grande majorité des français, aux 2000 médecins signataires du manifeste pour l'euthanasie, aux philosophes, aux sociologues travaillant sur ce sujet, comme Philippe Bataille.

Dans notre pays qui est de culture et de tradition chrétienne, l'attitude psychorigide de notre religion, aussi bien en matière de bioéthique que dans d'autres domaines sociétaux, conduit à une véritable désaffection des fidèles. Ainsi, une guerre de religion moderne qui tait son nom, laisse profiler l'apparition inquiétante d'autres obscurantismes, bien plus cyniques et cruels que ceux que nous connaissons déjà. 
Selon "psychologie magazine BVA", on pressentait depuis une vingtaine d'années, que religion et spiritualité ne se confondaient plus.
Un bon tiers d'entre nous vit déjà une spiritualité à échelle humaine qui répond à nos questionnements métaphysiques et à nos aspirations : la première est celle de la recherche silencieuse du sentiment unique d'exister ; la seconde est celle de se sentir reliés au monde et aux autres.

C'est par introspection que j'ai trouvé Dieu et chaque jour je lui adresse cette prière :

" Mon Dieu, délivrez-nous des religions" !

Source : http://parents-herve-pierra-fin-de-vie-loi-leonetti-euthanasie.over-blog.com/

mercredi 21 mars 2018

Compte Rendu de nos deux réunions débats du Mardi 20 mars 2018



Cette année nous avons innové avec DEUX réunions débats tenues le même jour avec deux horaires 14h30 et 18h30 à la maison des associations de CAEN sur le thème :

Les Français sont maintenant prêts pour CHOISIR leur FIN de VIE.

Réunions précédées d’un tractage intensif les vendredi 16 et dimanche 18 mars sur les marchés de Caen.

Le public était au rendez-vous : 70 personnes environ à la conférence de 14h30 (intervenants Patrick SOYER et Françoise GADALA) et une trentaine à celle de 18h30 (intervenants Françoise GADALA et Alban PERRET) majoritairement des jeunes et des gens qui travaillent

Beaucoup de personnes venaient pour la première fois, nous avons donc expliqué l’organisation de l’ADMD et ses objectifs : Où en sommes-nous avec la LOI - La nécessité de rédiger des directives anticipées - Les pays avancés en matière d’aide active à mourir (Suisse, Belgique, Hollande et certains états des USA) – les sondages qui montrent une majorité absolue en faveur des aides actives à mourir dont le dernier en date du 3 janvier 2018 réalisé par le journal La CROIX.

Sans oublier de mentionner les deux importants lobbies qui freinent nos actions : Le lobby médico pharmaceutique  ”Big pharma” et le lobby des EHPAD.
Deux lobbies qui se font beaucoup d’argent sur les gens en fin de vie et pour lesquels ”Un bon client est un client vivant”

Face à ces deux géants, le combat sera long et difficile pour obtenir tout simplement … Le droit de CHOISIR sa Fin de VIE !

Continuons d’harceler nos élus sur ce sujet ;

Une prochaine réunion est prévue à l’automne avec la présence d’une personnalité de la direction nationale de l’ADMD qui nous fera le point sur les débats politiques à ce sujet.

lundi 12 mars 2018

Nous sommes Prêts !


Conférence-débat à la
Maison des Associations
7bis, rue Neuve-Bourg l'Abbé
CAEN

Mardi 20 Mars 2018
à 14h30 et 18h30

Les Français sont maintenant prêts
Pour CHOISIR leur FIN de VIE

Entrée libre et parking gratuit

mardi 20 février 2018

Première séance de la Commission de Réflexion de l’ADMD Calvados


La première séance de la Commission de Réflexion de l’ADMD Calvados s’est tenue le lundi 19 février à la maison des associations de Caen, de 14h30 à 16h30 sous la conduite de Françoise GADALA déléguée adjointe de l’ADMD Calvados. 10 adhérents étaient présents.

Principaux points abordés

Préparation de la réunion publique du mardi 20 mars
Diffusion des tracts : tractage sur les deux marchés de Caen (celui du vendredi matin 16 mars rue des Fossés st Julien, celui du dimanche matin 18 mars place Courtonne) ; Distribution dans les boîtes à  lettres et sur les voitures ; Affichage dans les clubs, associations, les antennes de l’UIA, les cinémas Lux et Café des Images.
Un email avec en pièce jointe le tract sera envoyé en temps voulu à tous les adhérents (qui recevront aussi début mars une lettre du siège parisien)

Début d’une mise en place d’un argumentaire répondant aux principaux arguments des opposants ou indécis, concernant notamment :
           Le flou entourant la différence entre suicide assisté et euthanasie
           Entre euthanasie et eugénisme
           Les soi-disantes dérives que susciterait une légalisation de l’euthanasie
           Le serment d’Hippocrate
           L’antinomie qui n’existe pas entre soins palliatifs et euthanasie
           La clause de conscience des médecins
           L’inégalité et l’hypocrisie qui règnent actuellement
        Le poids des lobbies financiers et notamment des laboratoires pharmaceutiques dans l’opposition à une loi de fin de vie

Note : Nous mettons au point un diaporama qui sera présenté pendant la réunion du 20 mars et qui répond à ces problématiques.

Discussion autour des Etats Généraux de la Bioéthique et de la nécessité d’y participer en grand nombre. La commission rappelle aux adhérents que le site est facile d’accès, ouvert à tous les citoyens et que, attention,  le site fermera  dans un peu plus de deux mois.

Action envisagée au niveau NATIONAL  
Sur le modèle du Manifeste des 340 ”salopes” , créer un manifeste provocateur de revendication d’une aide illégale apportée à un proche dans son projet de suicide assisté (que ce soit à la maison, dans un hôpital privé, dans le cadre d’un voyage en Suisse ou en Belgique ; avec l’aide d’un parent soignant, médecin, vétérinaire ou pharmacien).
La commission a réfléchi à un titre tout aussi provocateur, du type « J’ai Aidé Quelqu’un à Mourir Librement ». Bien sûr aucun nom de médecin ou d’hôpital ni aucune circonstance précise ne serait dévoilée. Juste une signature assumée. Il serait bien que figurent en premier des noms connus (ceux-ci ayant déjà écrit des livres ou s’étant fait connaître sur les médias n’y verront pas d’inconvénient).

La création de la commission de réflexion a été actée.
Périodicité : tous les deux mois environ

La prochaine réunion de la commission juste dans la semaine précédant les vacances de printemps (ouverte bien sûr à tous ceux qui voudraient la rejoindre).
Contactez Françoise GADALA (francoise.gadala@orange.fr)

RDV mardi 20 mars 2018 à la Maison des Associations de CAEN (deux horaires au choix : 14h30 et 18h30)